" La guérilla colombienne des Farc a réaffirmé jeudi sa volonté d'échanger 29 otages dits "politiques" contre des guérilleros aux mains des autorités, selon une déclaration diffusée sur internet, la première en ce sens depuis le sauvetage de 15 otages dont Ingrid Betancourt le 2 juillet.
"Nous maintenons la proposition d'échange humanitaire. En qualité de prisonniers de guerre, aujourd'hui, ils (les 29 otages dits politiques restants, ndlr) demeurent dans nos campements", a réaffirmé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans un texte diffusé sur internet et qui lui est attribué par l'agence ANNCOL.
Il s'agit de la première déclaration faite dans ce sens par les Farc depuis la libération le 2 juillet dernier par l'armée colombienne de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et trois citoyens américains.
Parmi les 29 personnes que les Farc maintiennent kidnappées, on trouve quatre politiciens et 25 militaires et policiers. Les civils sont le parlementaire Oscar Tulio Liscano, le député Sigifredo López, l'ex gouverneur Alan Jara et l'intendant Alvaro Moreno.
Les militaires kidnappés sont les capitaines Edgar Yesid Duarte Valero, Enrique Murillo Sánchez et Guillermo Solórzano, les lieutenants Elkin Hernández Rivas et William Donato Gómez, et le colonel Luis Mendieta Ovalle.
Egalement Luís Alfredo Moreno, Luís Alfonso Beltrán, Luís Arturo García, Robinson Salcedo, José Libardo Forero et Salin Antonio San Miguel Valderrama, et les caporaux José Libyen Martínez Estrada et Pablo Emilio Moncayo Cabrera.
Il y a aussi les sergents César Auguste Lien et Arvey Mince Argote, le sergent Luis Alberto Erazo Maya, le soldat William Yovani Domínguez Castro, et les policiers Juan Fernando Galicio Uribe, José Walter Lozano Guarnizo et Alexis Torres Zapata.
Il y a enfin Jorge Humberto Romero, Carlos José Duarte, Wilson Rojas Medina et Jorge Trujillo.
« TRIOMPHALISME MÉDIATIQUE »
Dans la partie de leur communiqué qui parle de l'opération de sauvetage d'Ingrid Betancourt, les Farc critiquent « le triomphalisme fébrile médiatique » montré par le Gouvernement après ce qu'ils qualifient de « vol » de 15 « prisonniers de guerre »...
De plus, ils assurent que l'Opération Jaque a été un « coup de main » dirigé par les services secrets israéliens et exécuté à partir de la « trahison » de deux commandants rebelles, ce qui n'est pas exceptionnel dans toute confrontation militaire.
Ils se réfèrent aussi à l'utilisation de l'emblème Croix Rouge, ONG, et de celui de plusieurs chaînes de télévision étrangères dans l'opération. « Pour eux « la fin justifie les moyens » et ils pratiquent la guerre sans règle devant un laxisme presque complice de la Communauté internationale », dénonce la guérilla. "
Sources : AFP